Evènements

Journée d’études Dynamiques Internationales

Le compte-rendu de la journée d’études est disponible au téléchargement, et lisible également sur les pages de cette rubrique.

La revue Dynamique internationales est heureuse d’avoir accueilli tous les participants et le public qui ont fait de cette journée un succès, et renouvelle ses remerciements à Spirit pour son soutien.

Les communications présentées dans les panels seront publiées dans le premier numéro de Dynamiques internationales.

 

QUELLE PLACE DANS LES SCIENCES SOCIALES POUR LES RELATIONS INTERNATIONALES ?

SALLE: AMPHI ELLUL (AILE RECHERCHE)

JE ouverte à tous

Programme

9.30-10.30

Ouverture de la journée d’études

Présentation de la revue

Introduction de la journée d’études par Andy Smith (directeur de recherche CNRS, directeur adjoint du SPIRIT)

10.30-12.00

Panel 1 : La transversalité épistémologique dans les Relations Internationales

Intervenants :

Inanna Hamati-Ataya (American University of Beirut) : « Faits et valeurs en théorie des Relations Internationales. Neutralité axiologique, science et réflexivité ».

Thomas Meszaros (Institut des Hautes Etudes Internationales de Genève) : « Quelle place pour la philosophie dans les Relations Internationales ? »

Discutant : Professeur Dario Battistella (IEP Bordeaux)

Modérateur : Papa Amadou Ba (Doctorant IEP Bordeaux)

12.00-14.00

Déjeuner

14.00-15.30

Panel 2 : Objets et concepts : fongibilité contre spécificité

Intervenants :

Mustapha Arihir (Université de Bordeaux IV) : « L’étude des conflits internationaux : l’approche constructiviste et la nécessité de la transdisciplinarité à travers l’étude du concept de reconnaissance »

Florent Pouponneau (Université de Paris I) : « Sociologie de l’Etat et épistémologie des Relations Internationales »

Discutant: Professeur Frédéric Ramel (Université Paris-sud XI/CEREM)

Modératrice : Gwenaelle Calcerrada (ATER IEP Bordeaux)

15.30-16.00

Pause café

16.00-17.30

Panel 3 : La transdisciplinarité au service des études internationales en France… et au-delà

Intervenants :

Fabrice Argounes (IEP Bordeaux) : « Can the Subaltern speak To/In International Relations? »

Emmanuel Rivat (IEP Bordeaux) : « Bourdieu est-il soluble dans les Relations Internationales ? »

Discutant : Professeur Daniel Compagnon (IEP Bordeaux)

Modérateur : Samuel Lussac (Doctorant IEP Bordeaux/DGA)

 

La revue Dynamiques Internationales organise pour son lancement une journée d’études prévue pour le 11 juin 2009. Elle aura lieu à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, avec le soutien du centre de recherche Science Politique Relations Internationales Territoire (SPIRIT – UMR 5116). Cette journée d’études portera sur le thème : « Quelle place dans les sciences sociales pour les Relations Internationales? « . Elle invite le plus grand nombre de chercheurs à s’interroger sur les rapports entre un champ, parfois qualifié de sous-discipline, avec la science politique et l’ensemble des sciences sociales.

Les Relations Internationales sont comprises au sens large d’une discipline où coexistent des courants de pensée très différents dans leurs méthodes comme dans leurs ambitions. Qu’ils soient classiques à la manière des paradigmes réalistes, libéraux ou constructivistes, ou plus hétérodoxes comme la gouvernance globale et l’économie politique internationale, tous entendent apporter leur pierre à l’édification d’une discipline de l’International. Et tous font un travail de distanciation ou d’appropriation face à la science politique, la sociologie, le droit international, voire la philosophie politique. Il est donc nécessaire d’entendre comment les chercheurs de l’International, quelle que soit leur affiliation intellectuelle ou paradigmatique, appréhendent le rapport de leur discipline aux autres sciences sociales. La question est ambitieuse et appelle à s’interroger par l’approche disciplinaire, par la question du partage des objets et des méthodes, et enfin des relations d’intérêt et de légitimité.

La valorisation de cette journée d’études se fera par la publication des actes dans le premier numéro de Dynamiques Internationales au mois de septembre 2009.

Les communications présentées auront pour ligne directrice la saisie du rapport de la discipline Relations Internationales au champ savant des sciences sociales. Structurée autour d’enjeux transversaux, cette journée offre une opportunité de débats constructifs sur la question de l’identité et de l’autonomie de la discipline Relations Internationales, mais ouvre également la réflexion, de manière plus large, sur les rapports qui se nouent entre espaces disciplinaires, la question de la transdisciplinarité, de l’émulation des approches et des méthodes.

La journée d’études est organisée autour des trois axes suivants :

Axe 1. La transversalité épistémologique dans les Relations Internationales. Positionnements sur les conditions et fondements de la production de la connaissance scientifique.

Les Relations Internationales sont le lieu de débats épistémologiques vivaces qui débordent aujourd’hui le monde universitaire anglo-américain pour investir d’autres espaces académiques, notamment européens. Ce premier axe propose de replacer ces dynamiques internes à la discipline dans le contexte global de l’épistémologie des sciences sociales. Quels types de relations sont-ils identifiables dans le registre de notre rapport à la connaissance ? Les Relations internationales se nourrissent-elles suffisamment des développements de l’épistémologie des sciences sociales ? Inversement, les recherches au sein de la discipline suscitent-elles l’intérêt des autres chercheurs investis dans ce domaine ? L’exigence de se construire une identité a-t-elle comme corollaire, au sein des Relations Internationales, une démarcation des réflexions sur l’épistémologie des sciences sociales en général ? Le chercheur peut également être interpellé par le décalage temporel entre les débats épistémologiques, tant il semble parfois que la formulation de telles questions en Relations Internationales ait un temps de retard sur le reste des sciences sociales. A cet égard, que dire par exemple de l’enthousiasme actuel pour le constructivisme ou des approches dites postmodernes ? S’agit-il d’une simple réactivation/adaptation appliquée à l’International ?

Axe 2. Objets et concepts : fongibilité contre spécificité.

Cet axe porte sur la production partagée ou concurrente des modes d’intelligibilité entre les Relations Internationales et d’autres disciplines. L’existence des Relations Internationales n’a jamais empêché la science politique, la philosophie politique ou la sociologie de se saisir des objets qui les intéressent. D’ailleurs, beaucoup de concepts utilisés par les Relations Internationales ne lui sont pas spécifiques et sont largement utilisés par ces trois disciplines. Ainsi en est-il des concepts de puissance, de communauté, d’une notion anthropomorphique comme celle de culture ou, plus récemment, celle très débattue de gouvernance. Faut-il soutenir comme François Constantin que « Les relations internationales sont tout au plus un objet, à savoir une forme particulière de relations sociales susceptibles de se développer dans des domaines si diversifiés qu’ils couvrent la quasi-totalité du champ des sciences sociales et humaines » ?

Axe 3. La transdisciplinarité au service des études internationales en France… et au-delà.

Le but est de nourrir une réflexion sur la pratique de la transdisciplinarité, notion en vogue s’il en est, mais dont la mise en œuvre, si ce n’est son appropriation en Relations Internationales, demeure limitée sinon confidentielle. La transdisciplinarité relève-t-elle d’un vœu pieux, est-elle même souhaitable ? Les obstacles à son existence signifient-ils un effet de champ, un phénomène de marginalisation ? Sous l’ouverture et le pluralisme disciplinaire couve-t-il le risque de dispersion des problématiques et des méthodes ? Les chercheurs en Relations Internationales s’imposent-ils une autocensure à ce sujet, peut-être plus en France que dans le champ académique anglo-américain ? L’analyse comparative de la pratique de la transdisciplinarité, en France et ailleurs, ouvre des avenues de réflexions au chercheur. Autant d’interrogations qui n’épuisent pas la problématique et invitent les praticiens de la recherche à un recul réflexif, autant sur leurs activités que sur les environnements institutionnels de leur déploiement.